Kiryoku
Energétique chinoise, naturopathie

TUI NA, art de vivre

ART

« La sagesse, c’est de comprendre que l’on est rien, l’amour que l’on est tout et entre les deux, ma vie fluctue. »

 

 

La culture asiatique dans son ensemble offre à l’humanité de grandes sources d’inspirations martiales, philosophiques, artistiques et médicinales depuis des millénaires. Quelque soit le domaine dans lequel ils ont pu développer toutes ces connaissances, c’est un travail d’observation, de recherche basé sur un diagnostic empirique quelque soit la discipline.

Il n’existe pas un espace dans lequel ils ne se soient pas engouffrés pour améliorer et perfectionner leurs arts. Ils ont compris que sans la volonté alliée à la patience nous ne pouvions pas atteindre une certaine forme de perfection.

 

La phrase suivante de Lao Tseu est ancré dans l’inconscient asiatique: « Pour faire mille lieux, on doit commencer par un premier pas. »

 

Mon maître japonais disait que nous devions répéter et encore et encore afin de lâcher notre mental pour laisser le Ki ou Qi ou prana ou énergie diriger votre corps. Cela permet avec beaucoup de pratique d’atteindre l’état de « Sen No Sen » ou l’état d’attention total. Ne faire qu’un avec l’autre mais d’abord avec soi-même. Cela doit transpirer lors de vos entrainements, dans le regard, l’attention, la concentration, cela doit être une forme de détente sans en être vraiment une. Peu de gens pratiquant la voie du guerrier ou le Bushido connaissent cet état. Beaucoup d’occidentaux font des arts martiaux pour leurs capacités physiques et techniques qu’ils requièrent mais demandez-leur s’ils pratiquent de la méditation, s’ils remettent en cause leurs paradigmes mentaux, leurs visions de la vie ou simplement s'ils ont vraiment compris l'art martial qu’ils pratiquent depuis des dizaines d’années.

Posez-leur la question suivante:

« Pourquoi pratiquez-vous des arts martiaux? » . La réponse vous surprendra, croyez-moi, si réponse il y a.

 

L’approche d’un art, de manière général, demande énormément d’hygiène de vie, sous-entendu une routine de bonnes habitudes de vie et tout ça s’appelle en réalité la discipline. Ce qui requiert une alimentation saine et équilibrée avec très peu d’excitant, de sucre et de viande. Vivre un art, c’est en suer par tous les pores de sa peau, vous ne pensez qu’à cela, matin, midi et soir, vous y êtes entièrement investi, c’est votre maîtresse, votre phare et vos rêves les plus fous. C’est une passion qui vous transcende à chaque minute de votre vie. C’est votre inspiration et votre expiration, vous n’avez d’yeux que pour ça au détriment très souvent de votre vie de couple ou de famille, plus rien d’autre ne compte. Vivre d’un art, c’est accepter que chaque pas que vous faites en avant est le début d’un nouveau commencement, un nouvel eldorado intérieur. Chaque mouvement que vous faites est empreint d’une énergie sans début ni fin, c’est comme un doux courant continu qui ne s’arrête jamais. L’énergie est à la fois l’arrêt et le mouvement, l’intérieur et l’extérieur. Elle est vibration et silence, subtilité et finesse, elle coule dans chacune de nos cellules, elle fait battre notre coeur et donne de la force à nos organes, elle glisse entre deux êtres humains. Elle est d’une divine douceur, elle est la contemplation et l’immobilité, la joie et l’allégresse, la beauté et la béatitude. Elle est toujours là, prête à nous aider, nous sublimer, nous conseiller à chaque instant de notre journée.

Nous avons oublié au fil des siècles que l’on ne pouvait pas la dompter, qu’elle était la vie avant la vie, la vie pendant la vie et la vie après la mort.

L’être humain l’a délaissé pensant se rassurer dans la matérialité, dans les gadgets et le confort d’une vie remplie de vide, sans véritablement de sens car l’essence même de notre existence en est totalement submergée, non pas de vie mais de mauvaises énergie et vibration. Il suffirait pourtant qu’au lieu d’écouter sa tête, nous nous connections à nouveau à l’essence de notre vie cette énergie qui a fait jadis de nous des êtres illuminés. Nous avons perdu foi en notre capacité de créer. Les mots créatif et réactif ont les mêmes lettres, pourtant, quel le mot sur lequel nous construisons 99% de notre vie…. Soyez honnête avec vous-mêmes et vous verrez quel est celui qui vous domine vraiment.

On ne peut pas envisager d’être thérapeute sans avoir ces fondamentaux, cette vibration intérieure qui nous pousse à vouloir aller encore plus loin dans notre envie de recherche et de découverte de soi et de l’autre. C’est un véritable partage au quotidien comme la vie devrait être. Donc, lorsque vous massez ou soigner vous devez être investi de cette mission d’aller plus loin dans la guérison de votre patient car si vous ne faites que le soulager comment voulez-vous que la confiance qui est la base de nos métiers puisse se construire sur l’autel de l’honnêteté?

Mais être thérapeute, c’est surtout dégager une harmonie intérieure qui laisse transparaitre la tranquillité, la sérénité et la joie de vivre. L’énergie qui se dégagera de vous devra être rayonnante, vibrante et inspirante qui donnera à votre patient l’envie de revenir vous voir. Attention cependant à notre mental qui a tendance à nous faire prendre des vessies pour des lanternes et le fil est très mince pour pencher du mauvais côté.

Une thérapie, quelle qu’elle soit, est une engagement profond empreint d’amour et de compassion entre vous et la personne soignée. Quand je dis amour, c’est s’aimer pour aimer l’autre autant que soi-même, sans jugement ni condamnation. Sans cet amour, d’une part nous ne tiendrions pas longtemps dans ce milieu et d’autre part nous aurions tendance à nous prendre pour des dieux en croyant que c’est nous qui soignons et non cette énergie d’amour.

 

Vous voyez à quel point le thérapeute qui va vous délivrer un soin en TUI NA doit avoir un corps sain dans un esprit sain. Pourquoi? Parce que le AN MO qui veut dire massage en chinois dont une des techniques principales est le TUI (pousser) NA (saisir) signifie que nous nous engageons en tant que thérapeute de rééquilibrer les organes, l’énergie, les muscles et les tendons. Les ternes de pousser et saisir ont ici une grande importance car l’énergie qui ne doit pas stagner sur et en le corps doit être mobilisé afin de permettre une meilleure circulation. Faites rien qu’une séance de massage chinois et vous comprendrez ce qu’il en ressort. Vous prendrez conscience de l’importance du Qi. Alors, ce qui peut paraitre surprenant dans le ressenti, c’est que l’on se sente fatigué parce que le corps a lâché les tensions internes (psycho-émotionnels). Il arrive souvent que pendant les deux ou trois jours suivants un soin de ce type vous n’ayez envie de rien faire. C’est le moment d’en profiter pour se recentrer sur soi, continuer de se détendre et commencer à regarder la vie sous un autre angle. Vous deviendrez accro.

Encore une fois, le processus énergétique est sans fin, comme preuve tous ces asiatiques dont beaucoup sont centenaires, et avec toujours autant d’énergie.

 

Ces cultures vivent ainsi depuis des millénaires et ils n’ont pas eu besoin des vaccins ou des antio-biotiques pour survivre aux différentes calamités épidémiologiques que la terre a pu porter.

Au 8ème siècle sous la dynastie Tang (618 à 907), les universités chinoises produisaient, déjà depuis la dynastie des Han occidentaux (-25 à - 220 av. JC), de grands médecins et  Ils avaient admis que des formes infiniment petites pouvaient proliférer dans le corps mais qu’ils étaient une conséquence et non une cause, ce qui sur le plan dialectique et du diagnostic ne donnent absolument pas les mêmes principes de traitement.

Nous avons tendance à croire, nous les occidentaux, que notre mode de traitement basé sur les symptômes physiques et biologiques sont les seules vérités. Nous aurons toujours 2000 ans de retard dans notre approche thérapeutique car nous oblitérons totalement l’intégralité des phénomènes intérieurs et extérieurs de l’être humain. La vue holistique a toujours été des peuples premiers aux grandes civilisations antiques, en passant par les incas, les perses etc… la meilleure façon d’aborder les corps de l’être humain. Non, non ce n’est pas une faute de syntaxe que je viens de faire mais j’exprime une réalité. Tant que nous ne prendrons pas en compte l’intégralité de ce que nous sommes et de ce qui nous entoure, nous ne progresserons jamais sur la connaissance profonde de notre être physique et énergétique. Comment en oubliant 90% de ce que nous sommes vraiment, pouvons-nous espérer une amélioration de notre santé?

Donc le TUI NA qui est un massage multi-millénaire prend vraiment en compte l’intégralité de notre corps. Et si vous avez eu l’occasion d’éprouver un massage asiatique qu’il soit chinois, indien ou du sud-est asiatique vous savez à quel point ils sont revitalisants, non pas sur le moment mais un ou deux jours après. Le fait d’écraser les masses musculaires mobilisent l’énergie du corps et enlève les stases. On retrouve ce principe ancestral de mobilisation avec les ventouses que beaucoup de gens de plus de soixante ans aujourd’hui connaissant bien.

Ce qui est très intéressant des techniques de massages asiatiques, c’est qu’ils s’attaquent aussi à l’harmonie de nos organes internes. Ces organes reçoivent en plus une énergie souvent néfaste de la nourriture dont les animaux sont morts en grand état de stress au moment de leurs mises à mort ce qui pourri le sang de ces derniers que nous mangeons par la suite, les changements climatiques qui jouent eux aussi un rôle important dans le développement des syndromes.

 

Le TUI NA se fait avec coeur, douceur et fermeté. Cela peut paraitre paradoxale de parler de douceur et de fermeté en même temps mais si vous massez de façon superficiel un muscle, cela n’aura aucun effet. Notre cerveau doit comprendre que le massage que nous allons faire sur son corps va augmenter en intensité et en fermeté sans violence mais en douceur et en profondeur. C’est pour cela qu’il faut au moins deux à trois séances pour que le cerveau accepte que le soin prodigué va faire du bien à son corps.

 

 

 

Vous aurez donc compris que le TUI NA se pratique dans un certain état d’esprit avec amour, passion, douceur et … fermeté. C’est le fameux équilibre entre le yin et le yang. Le thérapeute se doit d’être bien enraciné tout en étant léger et aérien. Si nous ne remettons pas en cause nos fondamentaux que nous avons pris toute notre vie comme des vérités, nous n’arriverons jamais à nous rapprocher d’un état plus subtile et harmonieux, nous n’arriverons pas à vivre avec l’univers et pour l’universalité des choses. Nous resterons cloisonner dans nos paradigmes mentaux et notre évolution en tant qu’être humain et thérapeute ne pourront prendre un sens que si le coeur prend le pas sur notre raison pour libérer l’extraordinaire pouvoir énergétique qui est en nous. Le mental est la source de notre involution, apprenez à faire de lui un allié fidèle et respectueux afin de ne pas rester esclave de celui-ci.

 

N’oubliez jamais que la technique n’est que le reflet d’une certaine harmonie intérieure, l’énergie étant la source de toute chose doit être rechercher dès le début de votre apprentissage de thérapeute ou de l’art que vous pratiquez. Vivre pour cette énergie, c’est vivre en harmonie et en quiétude avec elle. Elle vous apporte apaisement, sagesse et énormément d’énergie. Plus votre mental se calmera, plus vous deviendrez lucide sur vous, les autres et vous ressentirez ceux qui vous entoure comme si vous étiez en eux et avec eux. Attention au piège de votre mental qui pourrait vous faire croire que vous êtes déjà arrivés sans avoir produit aucun effort. Le temps, la patience, la volonté vous amèneront à découvrir que le chemin est juché d’embûches aussi rocambolesque que pittoresque.

 

L’art du TUI NA est une école de vie, un long chemin d’apprentissage, une découverte de soi et de l’autre, une profonde relation entre vous et votre monde intérieur ou chaque patient qui passe entre vos mains est une sensation différente, une invitation a envoyé de l’amour dans son coeur, à ne faire qu’un avec lui sans autre désire que de le soulager de ses maux qui auront toujours commencés par des mots.

Le chemin peut être tumultueux, dangereux parfois, mais cette passion qui vous amine vous fait comprendre que l’équilibre est là, que nous avons qu’à le cueillir si nous le souhaitons avec sincérité et il peut apparaitre à n’importe quel instant quand vous aurez enfin lâcher prise sur vos illusions, vos envies et vos désirs et que vous accepterez une fois pour toute que cette énergie est la source de votre joie, de votre bonheur. Si vous l’écoutez avec votre coeur et non votre tête, vous vivrez des moments de tranquillité et votre chemin qui était assombri avant, se transformera en un océan de béatitude et de félicité. Cette énergie vous permettra de regarder les événements de votre vie sous un autre angle, avec plus de recul. Le but de toute pratique martial, artistique et tout autre technique qui tend vers une excellence et une perfection du geste devrait être repensé ainsi: « Et après… ».

 

Croire que la technique ou la maîtrise du corps est le but ultime d’une pratique, c’est rester un ignorant de l’immense capacité que nous avons de nous sublimer à chaque instant de notre vie grâce à cette énergie.

 

Alors pratiquants de tout bord et de toute confession, remettez en question ce que vous pensez être votre vérité et abandonnez-vous à la recherche ultime de vos arts respectifs, c’est-à-dire, l’énergie et vous verrez que votre point de vue changera sur vous et sur les autres...

 


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